Sécheresses
CONTACTS
Porteurs du projet
Freddy BOUCHET : freddy.bouchet@lmd.ipsl.fr
Chistophe CASSOU : christophe.cassou@lmd.ipsl.fr
CONTEXTE
La sécheresse est abordée comme un enjeu systémique, à la croisée des dimensions agricoles, socio-économiques, hydrologiques et météorologiques. Elle représente l’un des impacts les plus redoutés du changement climatique, en particulier dans la région méditerranéenne, considérée comme un véritable Hotspot climatique. Les sécheresses perturbent profondément le nexus eau - agriculture - alimentation - énergie - santé et sont étroitement liées à d’autres extrêmes climatiques comme les vagues de chaleur ou les mégafeux, entraînant des conséquences majeures pour les sociétés humaines et les écosystèmes.
Le programme s’appuie sur l’expertise interdisciplinaire des laboratoires PSL et sur un large réseau de partenaires (institutions publiques, collectivités, ONG, assureurs, agences de l’eau, etc.). Il vise à produire des réponses concrètes et territorialisées en matière d’adaptation aux sécheresses, notamment par le développement d’expérimentations locales, la co-construction de politiques publiques et la valorisation des savoirs scientifiques et locaux. Ce Hotspot entend ainsi contribuer à des trajectoires d’atténuation et d’adaptation robustes et inclusives face à un phénomène amené à s’intensifier dans les prochaines décennies.
OBJECTIF
MÉTHODOLOGIE
Exploration de questions structurantes
Choix de questions structurantes
Identification des parties prenantes
Invitation de parties prenantes et convergence vers des priorités de recherches communes
Définition du contour du projet Hotspot
UNE VISION POUR 2040
1. Changement de paradigme face aux sécheresses
En 2040, les sécheresses ne sont plus perçues comme des crises subies mais comme des défis que les territoires affrontent de manière anticipée, collective et résiliente. Cette transformation majeure s’est opérée, en particulier dans les régions méditerranéennes, historiquement exposées, grâce à une sortie progressive de la gestion de crise pour aller vers une culture du risque et de la prévention.
2. Adaptation au changement climatique par la gestion intégrée des risques
L’adaptation aux sécheresses est désormais pleinement intégrée à une stratégie plus large d’adaptation au changement climatique. Elle repose sur une gestion intégrée des risques, prenant en compte l’exposition croissante des territoires aux impacts directs et indirects : feux de forêt, tensions sur les usages, vulnérabilités sociales, dégradation des écosystèmes, etc. Ces dynamiques sont abordées à travers des politiques publiques structurelles, coordonnées du local au national, articulées aux efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre, à la préservation de la biodiversité et à une sobriété collective dans l’usage des ressources.
3. Approche systémique et territoriale
Face à une diminution considérable de la ressource en eau – tant en quantité qu’en qualité – les réponses ne sont plus fragmentées. Elles relèvent désormais d’une approche systémique, qui articule différents enjeux comme ceux liés à l’eau, l’agriculture, l’alimentation et l’énergie. Cette approche est aussi ancrée dans les réalités locales, en considérant chaque territoire dans sa spécificité, en tant que lieu de vie, d’action et d’interdépendances entre zones urbaines et rurales.
4. Co-construction science-société et gouvernance démocratique
Ce changement a été rendu possible par une alliance féconde entre savoirs scientifiques et expériences locales. Dans un cadre de décision transparent, démocratique et inclusif, des solutions concrètes et acceptables pour tous les acteurs ont émergé. Grâce aux méthodes transdisciplinaires du dialogue territorial, des espaces de confiance, de compréhension mutuelle et de décisions partagées ont été ouverts entre citoyens, chercheurs, institutions et acteurs économiques. Ces processus participatifs renforcent la légitimité et l’efficacité des actions engagées.